Maluku


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Les noms d'Ambon, des îles Gorong, de Maluku et de Seram sont attestés dès le xive siècle apr. J.-C. Le Nagarakertagama, poème épique écrit en 1365 sous le règne (1350-1389) du roi Hayam Wuruk de Majapahit dans l'est de l'île de Java, mentionne "Ambwan", "Gurun", "Maloko" et "Seran" parmi les quelque cent « contrées tributaires » du royaume. En réalité, le territoire contrôlé par Majapahit ne s'étendait que sur une partie de l'est et du centre de Java. Les « contrées tributaires » étaient en fait des comptoirs formant un réseau commercial dont Majapahit était le centre. Majapahit y envoyait des dignitaires dont le rôle était de s'assurer que ces comptoirs ne s'adonnaient pas à un commerce privé qui échapperait au royaume.

Vers 1460, sous l'influence de la principauté musulmane de Gresik à Java, l'île de Ternate est la première contrée des Moluques à s'islamiser.

En 1511, une flotte portugaise, partie de Goa en Inde sous le commandement du vice-roi Afonso de Albuquerque, s'empare de Malacca, qui était devenu le plus grand port d'Asie du Sud-Est. Immédiatement, les Portugais s'installent ensuite aux Moluques. Ils notent une tradition de "quatre piliers", constitués par les quatre royaumes de Bacan, Jailolo (dans l'île de Halmahera), Ternate et Tidore, qui symbolisent l'unité et la complétude des Moluques. Ce monde est dominé par Ternate et Tidore, dont le réseau maritime et commerçant s'étend de Célèbes à la péninsule de Doberai à l'extrémité occidentale de la Nouvelle-Guinée[2].

La destruction de la flotte javanaise lors de la prise de Malacca s'est traduite par un déclin du commerce javanais et malais. Les petits royaumes rivaux de Ternate et Tidore s'efforcent donc chacun d'attirer l'intérêt des Portugais. Ces derniers s'allient à Ternate, où ils construisent un fort en 1522. Le roi cède Ambon aux Portugais. Ceux-ci sont expulsés de Ternate en 1575. Ils se réinstallent à Tidore, où ils construisent de nouveau un fort en 1578.

Dans son Historia das Molucas perdue[3], le Portugais António Galvão écrit pour sa part vers 1544 que c'est avec la Chine que les Moluques ont dû avoir leurs premières relations maritimes.

François Xavier, cofondateur de l'ordre des Jésuites avec Ignace de Loyola, jette les bases d'une mission à Ambon, Morotai et Ternate en 1546 et 1547, marquant le début de l'implantation du catholicisme en Indonésie.

En 1562, des Dominicains entreprennent la christianisation de Solor.

L'essor du royaume de Demak à Java, durant le xve siècle, favorise l'islamisation de l'archipel. La principauté de Giri dans l'est de Java mène une politique indépendante. Hitu notamment, sur la côte nord de l'île d'Ambon, est sous son influence.


Carte des Moluques par Willem Blaeu (1630).

Carte Particuliere Des Isles Moluques par Jacques-Nicolas Bellin (1760).
En 1602, les Hollandais fondent la Vereenigde Oostindische Compagnie (Compagnie hollandaise des Indes orientales) ou VOC. Celle-ci s'empare d'Ambon en 1605, qui devient son siège. Les Portugais sont définitivement expulsés des Moluques en 1636. Les Hollandais accordent un comptoir aux Anglais à Ambon, puis les en expulsent aussi.

En 1619 Jan Pieterszoon Coen, le nouveau gouverneur-général de la VOC, attaque le fort de Jayakarta dans l'ouest de Java et en expulse la garnison de Banten. Sur les ruines, il rebâtit Batavia, où la VOC déménage son siège.

La VOC a du mal à imposer son monopole sur la production et le commerce des épices comme le clou de girofle (les Moluques en étant la source exclusive à l'époque), le poivre, la muscade, que le marché européen demande alors que le marché asiatique stagne. Ayant pris Malacca aux Portugais en 1641, les Hollandais peuvent maintenant concentrer leurs forces sur l'est de l'archipel. La résistance de la principauté de Hitu dans le nord d'Ambon est définitivement brisée en 1646. À cette époque, Ambon produit plus de girofle que le monde ne peut en consommer. La VOC entreprend donc de détruire la production des autres îles.

Avec la soumission du royaume de Gowa dans le sud de Sulawesi, la position de la VOC dans l'est de l'archipel est désormais assurée. Jusqu'à la fin du xviiie siècle, ses activités économiques restent néanmoins limitées aux Moluques et à la côte nord de Java, qu'elle contrôle totalement avec la fin des guerres de successions javanaises en 1755.

Le déclin de la VOC et sa faillite en 1799 font passer les Moluques au second plan.


J. Tideman, gouverneur des Moluques, en 1929.
Une part importante du recrutement de l'armée coloniale néerlandaise, la Koninklijk Nederlandsch-Indisch Leger (KNIL), se fera chez les Amboinais. Pendant la période de confrontation militaire et diplomatique, de 1945 à 1949, ce ront des soldats amboinais qui combattent les troupes républicaines. En 1946, un accord est signé, par lequel les Hollandais reconnaissent la souveraineté de facto de la République d'Indonésie sur Java, Madura et Sumatra. L'accord prévoit la création d'un État fédéral dont la République serait une
Source de l'indormation :
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Moluques


MALUKU

Maluku (Moluccas), a region of Indonesia formerly known as the Spice Islands, was once the source of cloves and nutmeg, spices highly valued for their aroma, preservative ability, and use in medicine before people learned how to cultivate the plants in other parts of the world. Maluku is a cluster of about one thousand islands totaling 74,504 square kilometers, forming part of the Malay Archipelago in eastern Indonesia near New Guinea. The region is divided into two provinces, Maluku with its capital in Ambon, and North Maluku (2002 estimated population 913,000), with its capital in Ternate; other important islands in the group include Halmahera, Seram, and Buru.

Its approximately 1000 islands support a population of less than 1.7 million people. The average population density figure is 19 people per-square kilometer, but the distribution is uneven. Air and sea transportation is the main means, which link the islands together. The province has 32 seaports and 20 airports, and only about 160 km of roads. However, good roads on many of the islands provide easy access to the often-remote places of tourists' interest.